For good !

Billet du futur #15

“For good” : ce n’est pas uniquement la bande sonore de la comédie musicale Wicked, c’est une locution qui accompagne de plus en plus de projets tech pour signifier qu’ils ont du sens, qu’ils sont d’intérêt général, qu’ils participent à l’amélioration de notre société ...

Dans ce billet, je me suis intéressé aux initiatives “for good” qui concernent les freelances. Leur point commun ? Elles sont toutes très récentes, géniales et vont nous sortir la tête des news sur le virus !

Pour tout vous dire, j’avais ce sujet de billet en tête depuis plusieurs semaines déjà, il s’avère qu’il tombe au moment où nous avons le plus besoin de lire des messages positifs. Prenez soin de vous et vos proches, bon courage 🙏

Bonne lecture,
Samuel

Le parrain du futur

Ce Billet du Futur est parrainé par Sayya. Sayya accompagne les entreprises qui ont l’ambition de développer une culture d’entreprise plus empathique, responsable et “apprenante”. Sayya les aide à initier des changements culturels, à développer des mentalités et des comportements résilients pour rendre leur organisation plus performante, agile et attractive.

En tant que spécialiste des soft skills et du potentiel humain, Sayya donne les moyens aux collaborateurs de mieux se connaître, d’agir en conscience, d’exploiter ses forces et surmonter ses faiblesses. L'expérience collaborateur et l'engagement en seront renforcés.

Découvrez Sayya

Une pépite à saisir : La bourse Shine 💰

La start-up s’est associée à la MAIF et Mastercard pour créer une bourse

Au total, 60.000€ sont débloqués afin de financer les projets de 60 freelances à hauteur de 1000€ chacun. Le but est de leur permettre de réaliser de premiers investissements afin de se lancer. Concrètement, la bourse financera en premier lieu les étudiants, demandeurs d’emploi et les travailleurs en difficulté financière. Quelques exemples de projets éligibles :

  • Vous voulez créer des ateliers de sensibilisation aux inégalités ?

  • Vous souhaitez devenir consultant pour des ONG ?

  • Vous quittez votre job pour ouvrir une boutique de vêtements éthiques ? 

Et la cerise sur le gâteau, le troisième partenaire, l’ADIE, propose des prêts à taux zéro à tous les boursiers pour donner une vision de long terme à leurs projets.

Un super jury composé de quatre expertes du travail indépendants et de l'économie sociale et solidaire sera chargé de sélectionner les meilleurs projets présentés par les indépendants afin d’attribuer les bourses : Laetitia Vitaud, Marie Ekeland, Segolène Faure et Mathilde Thorel.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 11 avril 2020 📅

Je veux jeter un oeil à cette bourse !

En plus de cela, Shine est une entreprise engagée avec plein de petits gestes du quotidien pour limiter l’impact environnemental : pas de déplacement en avion pour les séminaires, politique incitative pour l’usage du vélo et mise en avant de boîtes réutilisables … Fin 2019, ils ont fait leur bilan carbone et ces dernières années ils ont mis en place toute une série de superbes initiatives managériales dont je parlais dans un précédent billet.

Un freelance engagé 

L’aspiration première du freelance est la liberté et pour certains, cela signifie surtout être libre de choisir ses clients et les projets sur lesquels on travaille. C’est en tous cas pour cet aspect-là que j’adore mon statut de freelance. 

Pour certains, cela peut se matérialiser par le choix de ne travailler que pour des ONG ou des greentech ou au contraire de choisir de refuser les missions provenant d’entreprises dont ils ne partagent pas les valeurs et les pratiques.

En revanche il peut être difficile de trouver l’entreprise idéale pour laquelle on souhaite travailler. Un bon compromis peut être de diviser son temps et de consacrer quelques heures par semaine pour des projets pro bono.

Cette démarche peut même se révéler très utile notamment lorsque l’on débute. La meilleure façon d’obtenir la confiance d’un client est de pouvoir lui montrer un portfolio et des exemples de travaux déjà effectués. Plutôt que de manquer d’activité et de perdre son temps, travailler pour des projets pro bono qui lui tiennent à coeur permet au freelance de progresser dans son activité et de se construire un portfolio. Il pourra ensuite valoriser ces expériences auprès de futurs clients.

Attention ! Il y a cependant un gros point de vigilance à avoir : en freelance il est très facile de tomber dans le travail gratuit pour des clients qui abusent de la faiblesse (gentillesse ?) des débutants ou qui proposent de payer en visibilité. Lorsqu’un freelance décide de travailler gratuitement pour un projet, cela doit être une mission qui lui tient véritablement à coeur pour laquelle il est prêt à s’engager, à donner de son temps et la démarche doit venir du freelance, certainement pas de l’entreprise qui veut profiter de ses compétences.

J’ai beaucoup aimé la vidéo de Topito qui dénonce avec humour ces affreux clients. Un must-watch à envoyer à tous les clients qui vous ont proposé de vous payer en visibilité.

Comment trouver des projets pro bono ?

Si vous n’en connaissez pas autour de vous, la startup Vendredi a mis en place un concept formidable. Elle s’adresse principalement aux salariés en leur permettant de s’impliquer quelques jours de temps en temps, à la fréquence souhaitée, pour un projet pro bono. Vous pouvez par exemple choisir de conserver votre emploi actuel mais de consacrer tous les mardis à un projet qui lutte pour l’égalité des chances. Allez jeter un oeil, peut-être que votre entreprise participe déjà à cette action et si ce n’est pas encore le cas Vendredi vous aidera à présenter le concept au sein de votre organisation.

La startup a récemment lancé l'initiative Vendredi pour tous qui concerne les freelances ! L’engagement n’est plus réservé aux salariés mais ouvert à tous les individus qui souhaitent réaliser des missions auprès d’un projet à fort impact social.

Utiliser ses compétences au service de la société

Meraki et comet ont mis en place un partenariat pour proposer aux freelances des missions pro bono. Des Product Managers formés chez Meraki forment une équipe avec des freelances de la communauté comet afin d’intervenir sur des projets soigneusement sélectionnés. Le premier projet a été lancé pour Entourage, l’application qui lutte contre la solitude des SDF.

Ce n’est qu’un premier projet mais à terme nous pourrions imaginer un système dans lequel les freelances de la communauté peuvent très facilement s’engager pour des projets pro bono entre deux missions ou pour compléter un contrat à mi-temps. La clé de la réussite d’un tel programme réside dans la sélection des projets afin que les freelances n’aient pas l’impression d’être exploités mais aient la possibilité de s’engager pour des projets qui font sens pour eux.

Pour Barbara, CEO de meraki, ce partenariat a 3 objectifs :

  • Créer des produits qui ont du sens.

  • Permettre aux PM juniors de meraki d’avoir une première expérience au sein d’une équipe.

  • Accompagner les associations et fondations en manque de ressource avec des équipes tech-produit complètes.

De mon point de vue c’est typiquement le genre d’initiative qu’une plateforme peut mettre en place pour apporter plus de valeur qu’une simple mise en relation avec un client. 

Aiguisez votre regard sur le sujet 👀

  • Côté Tech de nombreux développeurs partagent leur code en open source permettant à d’autres projets de se développer et le Tech for Good Tour sensibilise à l’utilisation de la technologie au service de l’intérêt général.

  • Découvrez le collectif Enspiral qui se décrit comme un réseau virtuel et physique d’entreprises et de professionnels travaillant ensemble pour créer une société florissante. Ils existent depuis presque une dizaine d’années maintenant ! 

  • Vous n’allez rien aiguiser du tout mais vous risquez de rire (jaune si ça vous est déjà arrivé).

News 🔥

  • Cette semaine Thomas Burbidge a publié un nouvel épisode de son podcast Young Wild & Freelance avec Benjamin Perrin. C’est devenu mon nouvel épisode préféré ! J’ai adoré leur discussion pleine de bons conseils et si vous n’avez pas encore compris la différence entre la Talent Economy et la Passion Economy, Benjamin vous l’explique on ne peut plus clairement !

  • Je vous parlais dans les dernières éditions du documentaire que je prépare, aujourd’hui il est temps de vous dévoiler avec qui je me suis embarqué dans ce projet. Sur les bonnes recommandations de Nolwenn, j’ai choisi de m’associer à l’agence KÖM ! Nous avions prévu de diffuser le film en avant-première à l’hiver prochain, vraisemblablement nous allons prendre du retard sur le planning. C’est de loin mon plus gros projet jusqu’ici et j’ai super hâte de vous le dévoiler au fil des prochaines semaines. Je vous tiendrai au courant de son avancée.


Et voilà ! C’est tout pour aujourd’hui. Et maintenant je compte sur vous, le futur du travail ça ne se construit pas tout seul ! 🤷‍♂️

  1. Dîtes moi ce que vous en avez pensé et écrivez-moi si vous connaissez des initiatives géniales, qui mériteraient d’être mises en avant.

  2. Aidez-moi à faire connaître le Billet du Futur : transférez-le à vos amis et partagez-le sur LinkedIn et sur Twitter. 📩

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